
À l’invitation de l’International Bureau for Children’s Rights ( IBCR), et de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant, j’ai participé, du 21 au 23 octobre 2025 à Skirath au Maroc, au Conseil d’administration de l’IBCR. À la suite s’est tenu un Colloque sur l’approche par compétences au service des droits de l’enfant.
Deux articulations ont marqué le colloque : la présentation de la situation des droits de l’enfant aux niveaux international et régional.
La première phase a permis d’explorer les avancées puis les défis rencontrés dans la promotion et protection des droits de l’enfant.
Il en résulte, s’agissant de l’Afrique, que si la question des droits de l’enfant paraît consensuelle, elle est en réalité complexe et révélatrice des défis d’une société.
Les droits de l’enfant sont une question politique en ce qu’elle influence l’avenir des sociétés. Les choix du présent impactent largement sur les réalités du futur. Il s’agit d’une question économique. La réalisation des droits de l’enfant exige des ressources. L’absence d’investissement conséquent entraine une accentuation des contraintes aux niveaux individuel et social.
Cette situation influence les normes sociales faisant des droits de l’enfant, une question éminemment culturelle. La compréhension de l’identité de l’enfant et sa place diffère suivant les sociétés. Adulte ici, à un âge formel, enfant là, en raison du non-accomplissement des indicateurs de passage à l’âge adulte.
La deuxième articulation a permis de discuter de l’approche par compétences. Il s’agit d’une approche qui permet de traduire les grands principes des droits de l’enfant en réalité concrète. Chaque professionnel doit avoir un socle de compétences, en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir être, pour permettre à l’enfant dans son vécu d’expérimenter les droits qui lui sont reconnus.
D’ici à 2050, l’Afrique comptera 1 milliard d’enfants, soit 40 pour cent d’enfants dans le monde.
Il est urgent d’agir maintenant pour capitaliser cette énergie et en faire une force transformatrice ou ne rien faire et préparer sûrement les conditions de l’explosion sociale.

