Le 28 octobre 2025, j’ai pris part, à Banjul, à la table ronde sur la Convention de l’Union Africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, adoptée le 16 février 2025. L’objectif était de discuter des voies et moyens en vue d’obtenir la ratification de l’instrument.
Organisée par l’Honorable Janet Salah Njie, Membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Rapporteure spéciale sur les droits de la femme en Afrique, l’activité a réuni les États partie, les institutions des Nations unies (UNWOMEN, UNFPA), les organisations de la société civile.
Elle a permis pour les États présents, Angola, Burundi, Djibouti, Gambie, Ghana, Ouganda, Zimbabwe, d’évoquer les actions de leurs pays en matière de protection des droits de la femme dans leurs pays respectifs. Les 7 premiers pays signataires (Djibouti, Angola, Gambie, Liberia, Ouganda, Zimbabwe, Ghana), ont été félicités. Certains de ces pays ont mis en relief les facteurs explicatifs de la signature et donné des indications sur l’évolution du processus de ratification.
Il en résulte que la volonté politique est un facteur essentiel. Cette volonté doit être soutenue et appuyée par une ingénierie technique. Ceci doit être porté par un consensus social révélateur des dynamiques culturelles dans les différents pays.
Au final, les pays présents ont été désignés champions pour la ratification de l’instrument. La Rapporteure spéciale a promis d’entrer en relation avec ces pays afin d’obtenir à court terme les 15 ratifications nécessaires, l’entrée en vigueur de l’instrument.
Il s’agit de doter les États d’un outil supplémentaire dans la lutte à l’égard des femmes, car cette violence est notre honte collective. Pour l’éradiquer, l’action de tous et de chacun est nécessaire.

